Vous êtes le sel de la terre

Denis Labbé dimanche 19 juin 2016

Le diable dans l’église I

Le diable dans l’église (II)

Soyez Réconforté

Le diable dans l’église (III)

Satan dans son monde

Introduction

Il y a quelques temps de cela, déambulant dans les allées d’une foire des plastiques à Düsseldorf, je suis tombé sur mon  ancien boss. Dès que je l’ai vu, un souvenir a remonté à la surface comme un éclair: 30 ans en arrière je l’avais invité à manger. À l’occasion j’avais dit à mon épouse :

Moi: « je vais faire la cuisine de A à Z » Grosse frayeur de sa part !

Elle: « Mais tu sais bien que tu es nul en cuisine ! » m’avait-elle répondu.

Moi: « Oui, oui mais là, il verra ma bonne volonté et peut être qu’à l’heure des augmentations de salaire il sera bien disposé ».

Très poli, bon suisse, il arrive à l’heure avec son petit cadeau. Bonjour ça va, blabla. Apéritif, on passe à table. Le premier plat, l’entrée, littéralement immangeable tellement elle était salée. Très embarrassé, je songe à me récupérer avec le plat de résistance. Dès la première bouchée, j’ai su que nous allions à la catastrophe, beaucoup trop salée, elle aussi. Un grand moment de solitude. Le dessert arrive et de même immangeable. Il a pris tout cela avec un sourire qui voulait dire : tu peux toujours courir longtemps derrière ton augmentation.

Donc 30 ans plus tard, je tombe sur lui dans les allées de la foire :

Moi: « ça va ? Ça fait longtemps ! les enfants ? »

Bref, les phrases habituelles. Et là je lui dis :

«écoute je voulais encore m’excuser pour ce repas horriblement salé, franchement ce n’était pas volontaire. »

Lui: « Quel repas ?

Moi:« Ben tu sais quand tu es venu à la maison la dernière fois… »

Lui, affable:  « Ha ! J’avais oublié » Nous savions tous les deux que ce n’était pas vrai.

La Bible est pleine d’exhortations et même de commandements à être quelque chose : « Soyez donc parfaits » Mat 5.48 - « Soyez bons l’un envers l’autre » Eph. 4.32 - « Soyez saints, parce que Je suis saint » 1 Pierre 1.16 - « Soyez fermes, inébranlables » 1 Cor. 15 :58 , etc. En revanche, Jésus dit dans Mat 5.13 :

Vous êtes le sel de la terre !


Ce n’est pas une exhortation à être quelque chose ; ce n’est pas une prophétie, ce n’est pas une suggestion, c’est un fait. Vous, les bénis du Père, les régénérés, les petits enfants, les bien-aimés du Père, vous qui êtes nés de nouveaux, un jour dont vous vous souvenez, vous êtes LE SEL DE LA TERRE.


Nous ne sommes pas toujours conscients que nous salons, mais c’est bien parce que nous sommes sur la terre, que le Seigneur tarde à la détruire complètement. Il y a tellement de malheurs, de péchés, d’abominations sur cette terre, que nous sommes pratiquement revenus comme du temps de Noé, et que les conditions pour que Jésus revienne et que l’Antichrist se manifeste sont bien là. Théssaloniciens 2:7

Car le mystère d’iniquité opère déjà ; attendant seulement que celui qui le retient maintenant, soit enlevé.

Mais, c’est sans compter sur ce qui empêche l’Antichrist de se révéler tout à fait. Le Saint-Esprit qui a fait sa demeure dans les grains de sels de la terre, les temples du Saint-Esprit. Ce sont eux, sous l’action du Saint-Esprit qui retiennent l’Antichrist et l’empêche de se manifester pleinement. 1 Corinthiens 6:19

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes point à vous-mêmes ?

Le Saint-Esprit à travers le sel de la terre, freine l’homme d’iniquité qui déjà se manifeste dans le monde. C’est pour cela que ce Même Esprit Saint nous scelle de sa sainte estampille comme à la conclusion d’un contrat. Éphésiens 1:13

En lui Jésus vous êtes aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, et avoir cru en lui, vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis ;

Uniquement ceux qui ont entendu la Parole de vérité. Et nous allons voir ce que signifie « entendu » dans ce contexte.

Dans ce vous avez été scellés, comprenez, vous avez été salés. En Nombres 18 : 19, Dieu fait une alliance avec Aaron et les lévites :

Je t’ai donné toutes les offrandes prélevées sur les choses sacrées que les enfants d’Israël offriront au SEIGNEUR, à toi, à tes fils, et à tes filles avec toi, par ordonnance perpétuelle ; c’est une alliance de sel, perpétuelle devant le SEIGNEUR, pour toi et pour ta postérité avec toi.

C’est aussi le contrat entre celui qui est né de nouveau et Dieu. Une alliance de sel, une régénération perpétuelle. En 2 Chroniques 13 :5 :

Ne devez-vous pas savoir que l’Éternel, le Dieu d’Israël, a donné pour toujours à David la royauté sur Israël, à lui et à ses fils, par une alliance de sel.

De nouveau nous voyons cette alliance de sel inviolable. Dès l’instant que l’alliance de sel a été faite, rien ne peut la modifier. Lorsque Jésus nous dit que nous sommes le sel de la terre, il nous montre que nous faisons partie intégrante de cette alliance inviolable.

Une coutume ancienne dans l’ancien Testament voulait qu’on lave le nouveau-né avec du sel. L‘Éternel reproche à Jérusalem, à un moment de son histoire précisément de ne pas avoir été lavé avec du sel Ezéquiel 16 :4

Et quant à ta naissance, le jour que tu naquis ton nombril ne fut point coupé, tu ne fus point lavée dans l’eau, pour être nettoyée ; tu ne fus point salée de sel, ni emmaillotée.

Un « croyant de sel » c’est donc une personne qui, par la foi donnée une fois aux saints, Jude 1 :3, a intégré, compris, un peu du mystère de la grâce insondable. Autrement dit, cette personne a digéré le fait que Jésus Christ ait quitté son lieu de gloire, et de joie infinie, à la droite de son Père, dans les lieux célestes pour prendre forme humaine avec l’intention d’être immolé sur une croix à sa place, pour expier ses fautes. Ayant accepté cela, un « croyant de sel » c’est quelqu’un qui par cette même foi donnée, foi en mouvement, a marché sur le chemin étroit, vers une alliance éternelle, que Dieu le Père, à faite premièrement avec Jésus, pour nous.

Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais et elles me suivent.. Nous avons lu dans notre verset de base les paroles de Jésus : Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende. As-tu des oreilles pour écouter la voix de Jésus ce matin ? Car le plus dur du chemin étroit reste à venir.

Alors, qu’est-ce qu’elle dit cette voix, écoutez bien toc, toc, toc

Voici, je me tiens à la porte, et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi.

Avec ses oreilles spirituelles le chrétien de sel entend et il ouvre. Il ouvre la porte de son cœur pétrit par l’Esprit Saint, il ouvre les portes de son ego, en fait, avec révérence il invite Jésus à prendre possession des lieux, et il le dit à Jésus : « Mon Seigneur entre, je te prie. Jésus, je charge sur toi mes erreurs, lave moi dans ton sang précieux, tue ma mort, ressuscite-moi avec toi ».


En un mot il se convertit, il naît de l’Esprit, il demande à Christ de faire de lui un grain de sel. À cet instant Dieu l’Esprit Saint prend possession de Son « temple » c’est-à-dire qu’il vient demeurer aussi en toi, mais ce n’est pas tout, Dieu le Père et Jésus son Fils viennent aussi habiter chez toi. Jean 14:23 :

Si quelqu’un m’aime, il obéira à mes paroles. Mon Père l’aimera, nous irons à lui et nous habiterons chez lui.

Je m’adresse maintenant à vous, habitants des chapelles, comment aimez-vous Jésus ? Dites-nous quand et comment Dieu le Père et Jésus sont venus habiter chez vous. Oui, dites-le nous fin de nous réconforter.

Né de nouveau par l’Esprit, devenu sel, le véritable chrétien de sel exulte alors de joie, le poids de son péché fut-il léger est enlevé. Il glorifie Dieu et l’annonce publiquement aux autres frères afin que tous ensemble nous nous réjouissions, avec les anges dans le ciel, qu’une âme se soit repentie et passée de la mort à la vie. Oui le chrétien authentique repenti, le crie sur tous les toits, puisque même dans le ciel les anges font la fête.

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.

Cela constitue son témoignage, et il le sait car celui qui vit désormais en lui, lui a dit expressément :

C’est ce même Esprit qui rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Il s’en souvient. Seul donc, ces grains de sel, ceux dont nous venons de voir le cheminement, animés du Saint-Esprit sont à même de retenir l’homme inique.

Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi.

Souper avec le Seigneur ! Il vient à la maison avec le pain et le vin qu’il pose sur la table. Son corps meurtri, son sang versé dans une coupe de joie. Et quelle nourriture la nouvelle créature va-t-elle servir au Roi des rois ? Une nourriture assaisonnée du sel de l’alliance éternelle ou, ayant à sa table le Père, Jésus dans le temple du Saint-Esprit? Servira-t-il une mal bouffe, une cochonnerie mondaine, religieuse, dénominationnelle, faite de charlatans guérisseurs, une bouffe oecuménique, insipide?

Le sel qui a perdu de sa saveur dans la salière

Le sel est sel intrinsèquement. C’est-à-dire qu’il est sel même et avant tout lorsqu’il est seul dans la salière rangée dans le buffet, au sec, et qu’il n’est pas utilisé. Il est prédisposé à saler, en attente de saler car il est sel, c’est sa nouvelle nature. Il suffit que le cuisinier en prenne une pincée pour saler un plat. Le Saint-Esprit, le grand cuisinier divin qui met les bonnes œuvres sur notre route, sale la terre pour retenir l’homme d’iniquité, mais il sale aussi les bonnes œuvres préparées d’avance. "Préparées d’avance", cela veut dire qu’il va assaisonner l’œuvre en question avec moi, moi, le sel de la terre, le véritable chrétien avec qui il a contracté une alliance de sel éternelle. Il sale selon sa divine volonté puis nous range au placard, au sec, pour un temps avant de se servir de nous à nouveau pour un autre plat, entendez une autre bonne œuvre.

Donc, je suis sel de nature spirituel, même quand je ne fais rien seul avec moi-même. Je suis sel. Marc 9:50-51


C’est une bonne chose que le sel ; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix entre vous.


Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que j’ai un pouvoir salant près à être utilisé. Et pour avoir un pouvoir salant disponible, je dois le conserver en tout temps, dans l’attente d’être utilisé par le Saint-Esprit..

Comment le sel dans sa salière, dans son fort intérieur, dans sa salière privée et secrète peut-il se détériorer. Comment peut-on perdre notre salinité et être moins que du fumier, même pas bon pour la terre, tout juste bon à être jeté dehors pour être foulé au pied ? Car Jésus Lui-même le dit : Luc 14.34.

Oui, c’est une bonne chose que le sel. Mais si le sel lui – même perd sa saveur, avec quoi la lui rendra – t – on ? Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors.

Et Jésus conclu de façon très solennelle en disant :

Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

C’est une bonne image que celle-ci. À l’approche de l’hiver nous voyons ci et là des monticules de sel gris, constituées par les services industriels. Des camions chargent le sel et le répande sur le sol. À l’entrée des grandes surfaces des sacs de sel sont vendus pour être jeté au sol et être foulé aux pieds ou par les pneus des voitures. C’est du sel industriel dégénéré impropre à la consommation. Ce n’est pas bon pour la terre mais ça empêche l’eau de geler.

Les frères insipides

Le chrétien nominal de chapelle a entendu maintes et maintes fois les coups discrets frappés à la porte de son cœur et pour toutes sortes de raisons il n’ouvre pas. Il trouve que ce n’est pas nécessaire. On lui a implicitement fait croire, toute une vie de chapelle durant, que ce n’était pas fondamental. De plus, le faire maintenant ce serait déshonorant, un aveu d’échec – Il a subit des milliers de prédications et on ne lui a jamais dit demandé de se convertir. Il manque de foi quant à la grâce car il ne la perçoit pas autre qu’intellectuellement. Il travaille bien dans sa chapelle depuis des lustres. Il juge que son labeur est suffisant puisqu’il est né dans une famille qui fréquente l’assemblée. Dans ce rassemblement on l’a toujours considéré comme quelqu’un de sauvé. En fait par couardise, on ne lui a jamais demandé. Alors ce prédicateur! Qu’est-ce que cet étranger empêcheur de tourner en rond vient me secouer dans mon coin et me dire des choses comme ça?

La conscience des hommes des chapelles se cautérise quant au salut, elle s’auto persuade et elle n’est plus stimulée. En un mot ils ne sont pas sel et ne l’on jamais été. Pour la bonne et simple raison qu’ils n’ont jamais ouvert la porte.

On pourrait énumérer ainsi sans fin toutes les raisons qui font que beaucoup ne sont que des chrétiens génériques. Ils se comportent comme la vraie molécule mais ce n’est pas bio juste chimiquement artificiel. En un mot ils ne sont pas authentiques. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Jésus Lui-même.


Les génériques s’étendent bien sûr aux évangéliques peu importe leurs dénominations, sectaires par définition puisque dénominationalistes, mais aussi toutes les religions qui tournent autour de la Parole de Dieu. Des gens bien meilleurs que moi si l’on en juge par leurs œuvres humanistes, pas mauvaises aux yeux des hommes, mais pas bonnes au yeux du Siant-Esprit qui ne les a pas préparées.


Des gens qui pensent être sel parce qu’ils luttent pour la démocratie, pour la faim dans le monde, pour la liberté d’expression. Être sel parce qu’ils font de la politique pour influencer les décideurs, ces mêmes décideurs qui sans aucun doute, pourrissent celui qui s’y frotte. C’est tellement évident, puisque tôt ou tard il faudra voter comme le parti sur des enjeux opposés à la parole de Dieu.


Ils pensent être sel, en se lançant dans l’humanitaire, dans l’altermondialisme, être sel en se faisant appeler missionnaire, avec l’arrière-pensée d’évangéliser les pauvres et déshérités, jamais les riches. Etre sel ce n’est surtout pas en se conformant au siècle présent ni en consentant à ses dérives morales en tous genres, souvent pour protéger des postes des salaires des positions. Être sel ce n’est pas en participant ou en cautionnant sans discernement des kaléidoscopes d’alliances, des fédérations, des conseils et autres conglomérats hétéroclites de dénominations chapeautées par des organisations oecuméniques mondiales tentaculaires.


Ma question est: quand es-tu né de nouveau ? si tu as des doutes à ce sujet, ton salut est en grand danger. Ne compte pas sur Dieu si tu ne sais pas quand tu l’as accepté.

En conclusion





Que celui qui a des oreilles entende.

Amen

Comment devient-on le sel de la terre ?

Le mystère caché de la transformation d’un corps pourri en sel désirable par Dieu, finalement annoncé aux futurs saints de sel. Paul aux Colossiens 1 :25

C'est d'elle (la Parole de Dieu) que j'ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m'a donnée auprès de vous, afin que j'annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints

Dans la bouche de Jésus c’est une bonne chose que le sel de la terre. Mais, qu’est-ce donc que ce sel ? Le sel dans la bouche de Jésus, c’est un chrétien régénéré. Autrement dit quelqu’un qui est passé par la nouvelle naissance telle que décrite par l’apôtre Jean 3: 3, 7, 14-16.

Une alliance éternelle, une alliance de sel, qu’Il te propose de sceller en te faisant devenir sel. Car, à l’instant où je te parle, par ta foi dynamique, Jésus possède cette faculté divine de transférer sur Lui toutes tes fautes. Il les endosse, il en prend la responsabilité, je dirai même qu’Il devient péché, c’est-à-dire un corps pourri à ta place, pour que tu deviennes un corps Saint, un corps de sel. 2 Corinthiens 5 :21

Car Celui qui n'a point connu le péché, il l'a traité en pécheur pour nous, afin que nous, nous devenions justes de la justice de Dieu en lui.

Il est devenu péché pour s’être chargé des tiens. Question ? Qu’en fait-Il de tes fautes ? On s’en doute, Il les nettoie, les lave dans son sang répandu, je dirais même plus, il les efface, les anéanti, les tue puis les oublie en les clouant avec Lui sur Sa croix. Voilà, c’est le mystère caché depuis les âges qui vient de t’être révélé.

Bien entendu, cette révélation te fait progresser, par la foi, vers l’alliance de sel inviolable, c’est-à-dire le salut de ton âme. Il te reste encore du chemin à parcourir pour cela. Il te faut remporter ce salut qui est la fin de ta foi, autrement dit la concrétisation de ta foi.  1 Pierre 1:9 :

As-tu bien compris que si tu demandes à Jésus de se charger de tes péchés, tu ne les as plus. Et si tu n’as plus de péchés, tu es sans faute, blanchis par le sang de Jésus, l’Agneau immolé du Père, tu es devenu sel, sel de la terre.

Tu es devenu une nouvelle créature, une créature de sel, une créature éternellement sauvée, un saint au regard de Dieu le Père.

Mais attendez, il y a encore un bout de chemin à faire sur le chemin étroit qui mène à la porte étroite de la vie éternelle.

Repentance, confession

La compréhension de ce miracle de la grâce a, à son tour, généré dans le chrétien de sel, une tristesse. Une tristesse, qui est selon Dieu. Une tristesse qui produit la fameuse repentance. Repentance qui n’est pas encore le salut mais qui y conduit. 2 Corinthiens 7 :9 - 11

Présentement je me réjouis, non de ce que vous avez été contristés, mais de ce que votre tristesse vous a porté à la repentance ; car vous avez été contristés selon Dieu, en sorte que vous n’avez reçu de notre part aucun préjudice.

Attristé pourquoi ? Parce que le Saint-Esprit, qui bientôt viendra habiter dans le temple que constitue le futur chrétien de sel, l’Esprit Saint te travail, te persuade, attendri ton cœur, ouvre ton intellect, t’incite à l’humilité à te dissocier des orgueilleux, des docteurs je-sais-tout, de telle manière que toi, le futur grain de sel, tu vas te rendre compte de ton état de pécheur perdu et tu vas être poussé à confesser tes fautes à l’Éternel. 1 Jean 1:9

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

C’est une bonne tristesse que ce constat, que cette conviction que Jésus n’est pas mort et ressuscité pour rien.

Car la tristesse qui est selon Dieu produit une repentance qui conduit au salut, et dont on ne se repent jamais ; alors que la tristesse du monde, elle, produit la mort.

La conversion

Lorsque attristé selon Dieu, l’homme est conduit à la repentance, puis à la confession de ses péchés cela débouche immanquablement sur le plus important, l’invitation publique faite à Jésus qui demande à entrer dans son cœur. Cet athée, cet indifférent, ce chrétien nominal de naissance, ce pilier de chapelle, ce religieux, ce chrétien générique, s’apprête à naître de nouveau. Il naquit jadis de la chair, il va maintenant renaître de l’Esprit. J’ajouterai pour les esprits chagrins que c’est un impératif sans lequel il ne verra jamais le paradis.

Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Il ne peut entrer. Où en es-tu de ta nouvelle naissance ? À ce stade de la marche par la foi spéciale vers le salut, le futur grain de sel à encore une étape à franchir s’il veut faire partie des très peu d’élus qui verront Dieu. Oui, Jésus ne nous cache pas qu’à ce stade beaucoup vont faire marche arrière.


À ce stade donc, le futur grain de sel va entendre la voix de Jésus qui frappe à la porte de son cœur d’enfant. Attention aux stupidités ! Je ne vous parle pas d’avoir des hallucinations auditives. Ce n’est pas non plus Dieu qui parle d’une manière audible comme il le fit avec certains grands hommes de la Bible. Non, entendre la voix de Jésus c’est tendre une oreille spirituelle à sa Parole. Jésus dit Jean 10 :27:

Seul chez moi dans ma salière, il s’en passe des choses qui peuvent me rendent insipide, malgré mes efforts pour apparaître salant devant les autres, parader devant les autres, me faire passer pour un saint ce que je ne suis pas et de loin. 2 Pierre 2:20-22

En effet si, après avoir fui les souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ILS S’Y ENGAGENT DE NOUVEAU ET SONT VAINCUS, LEUR DERNIÈRE CONDITION DEVIENT PIRE QUE LA PREMIÈRE. Car il leur eût mieux valu de n’avoir point connu la voie de la justice, QUE DE SE DÉTOURNER, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Mais il leur est arrivé selon ce proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie, après avoir été lavée, s’est vautrée dans le bourbier.

Jésus évoque ainsi le sel qui a perdu de sa saveur. C’est quelqu’un qui a participé à sa conversion avec le Saint-Esprit, il a été convaincu de péché, il a même été jusqu’à se repentir, il a goûté le sel du salut du bout de la langue, il a vu la porte du paradis, il a franchi la porte étroite, puis il s’est éloigné avec le temps, un peu comme le bon grain et l’ivraie. Hébreux 6 : 4 à 6. Dans ces cas-là il faut être clair, ce chrétien ne perd pas son salut mais il ne peut plus contracter une alliance éternelle de sel une deuxième fois.

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois illuminés, qui ont goûté le don céleste, qui ont été faits participants du Saint-Esprit. Et qui ont goûté la bonne parole de Dieu, et les puissances du siècle à venir ; S’ils retombent, soient renouvelés à la repentance, puisqu’autant qu’il est en eux, ils crucifient de nouveau le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Le passage nous démontre qu’un chrétien qui abandonne le Seigneur ou qui glisse ne peut pas être renouvelé encore une fois par le baptême, par le message de la croix et du jugement éternel. En d’autres mots, nous ne pouvons pas naître de nouveau deux fois. Si une personne retourne dans le monde et qu’elle revienne par la suite, nous ne devons aider cette personne à regarder en avant et l’encourager à continuer là où elle est tombée. Si nous recommençons le baptême, la prédication de la croix, à chaque fois que quelqu’un tombe dans la tentation ou retourne dans le monde pour un temps, nous serions toujours en train de rebaptiser les gens et nous nous moquerions du Seigneur puisqu’ils crucifient pour eux-mêmes le Fils de Dieu, et l’exposent à l’ignominie.

Suis-je un sel insipide ?

Je suis un sel insipide, un sel même pas bon pour le fumier, si seul dans ma salière lorsqu’après avoir ouvert la porte à Jésus pour le souper j’assaisonne les plats avec la pornographie sur internet dont je suis coutumier. Un fléau qui touche les hommes et aussi très largement les femmes. Je suis un sel bon à être foulé aux pieds quand à table avec Jésus je sale avec mon excès d’alcool jusqu’à en être accro allant même jusqu’à scandaliser les petits du Seigneur. Je retourne à mon vomi si dans ma salière perso, le temple du Saint-Esprit, je sale avec de la violence conjugale verbale, je sale avec de la guerre permanente et de l’hypocrisie envers les frères. Je suis un sel plus que pourri, si dans ma salière je suis accro à la télé plusieurs heures par jour à être nourri par des programmes idiots. Je suis un sel pourri, seul dans ma salière quand je me fais des adultères en chaînes dans la tête et de temps à autre dans le corps. À ce sujet dans le passage de la femme adultère, lorsque Jésus dit que celui qui n’a pas péché jette la première pierre, nous lisons : Jean 8:9

Quand ils entendirent cela, se sentant repris par la conscience, ils sortirent l’un après l’autre, commençant depuis les plus âgés jusqu’aux derniers.

Cela n’exclut pas les plus anciennes bien entendu. Les vieux et les vieilles ils en ont dans la tête et dans le cœur des choses à se reprocher quant à l’adultère.

Devrions-nous saler avec notre malhonnêteté envers le fisc, nos fausses déclarations, nos vols d’objets, nos horoscopes, nos discussions grossières, notre orgueil, nos rancunes tenaces durant des décennies, et ce n’est là qu’un échantillon du sel que nous avons dans nos salières. Et nous venons parader ici derrière la chaire, non pas pour saler mais pour salir. Isaïe 64 : 6

Or nous sommes tous devenus comme une chose souillée, et toutes nos justices sont comme le linge le plus souillé.

Quelqu’un qui n’a jamais été sel

Examinons pour terminer le chrétien générique. Générique car il se comporte comme le chrétien né de nouveau sauf qu’il n’a jamais contracté l’alliance de sel éternelle. L’Esprit Saint leur dit : Ainsi, si je n’habite pas en vous, si vous n’êtes pas mon temple, je ne peux pas vous préparer les bonnes œuvres pour vous les saliez. Vous ferez des œuvres, sans aucun doute, mais pas des bonnes. Encore une fois, si je n’habite pas chez vous, si vous n’avez jamais ouvert au Père et au Fils. Ils ne sont donc pas à votre table et vos œuvres sont insipides au goût de Dieu.

Up

Le contrat de sel

Alors progressons ensemble sur ce chemin de foi. Le futur sel de la terre, a également compris, intégrer le fait que ce même Jésus ne reste pas parmi les morts. Cette foi si spéciale, lui donne l’assurance que Jésus, Dieu et Fils de Dieu, sort du tombeau vainqueur de Sa propre mort expiatoire.

Pourquoi Sa propre mort expiatoire ? C’est simple, le futur candidat à la transformation en sel d’alliance demande à Jésus de devenir péché à sa place. Nous l’avons dit, se chargeant de tes erreurs de la pourriture de tes péchés, ce même Jésus devient insipide au regard de son Père à tel point que le Père va jusqu’à détourner son regard de son Fils tellement ce dernier s’est salit de tes fautes.

En conséquence, le Fils meurt donc à ta place, mais aussi, et c’est là la bonne nouvelle du jour, il ressuscite à ta place, il ressuscite pour Lui, et aussi pour toi. Notre verset d’introduction disait :

Après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut.

Et Jésus ajoute : Que celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

Ma première question ce matin, c’est : as-tu des oreilles ou plutôt comment sont tes oreilles ? Disposées à entendre ou obstinément bouchées ? Et toi, qu’as-tu entendu de la grâce ?

Denis Labbé dimanche 19 juin 2016